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Série — Guérir le masculin blessé (3/10) Le pouvoir du cœur ouvert: pourquoi la présence transforme profondément l’être humain

  • Photo du rédacteur: Marc-Henri Sandoz
    Marc-Henri Sandoz
  • il y a 1 jour
  • 5 min de lecture
Guérir le masculin blessé : un chemin pour les hommes et les femmes

La présence et le coeur ouvert: une puissance souvent sous-estimée


Nous vivons dans une culture qui cherche constamment à corriger, contrôler, optimiser, réparer rapidement ou éliminer ce qui dérange. Même la spiritualité devient parfois une tentative d’être « positif », d’effacer l’ombre, de dépasser la souffrance ou de devenir une meilleure version de soi-même.


Mais la véritable transformation intérieure suit souvent un autre chemin. Elle commence lorsque quelque chose en nous rencontre enfin suffisamment de présence pour pouvoir cesser de se défendre.


La guérison intérieure naît de la qualité de présence que nous pouvons offrir à ce qui souffre encore en nous.



Ce qui est profondément accueilli peut commencer à se détendre


L’une des intuitions les plus importantes des traditions contemplatives et thérapeutiques est peut-être celle-ci: ce qui est réellement accueilli peut commencer à se transformer.


La présence agit différemment du contrôle. Elle ne force pas. Elle crée un espace où ce qui était figé, contracté, dissocié ou rejeté peut progressivement recommencer à circuler.


Très souvent, la souffrance persiste parce qu’une partie de nous continue à vivre :


  • dans l’exil ;

  • dans la peur ;

  • dans la honte ;

  • ou dans l’impossibilité d’être ressentie.



Le cœur comme creuset alchimique


Dans cette perspective, le cœur n’est pas simplement un lieu émotionnel, mais un espace de conscience. Un espace capable de contenir, de ressentir, d’accueillir et de rester présent à l’expérience humaine sans immédiatement chercher à fuir ou contrôler.


Lorsque certaines expériences ont été trop douloureuses, nous avons appris à nous protéger en nous fermant, en nous dissociant, en contrôlant, en nous coupant de certaines émotions ou en durcissant certaines parties de nous-mêmes.


Ces protections nous ont souvent permis de survivre, mais ce qui a été figé continue généralement d’exister à l’intérieur : tensions, colère, vide, peur, honte, fermeture relationnelle ou souffrance silencieuse.


La souffrance se transforme alors en une énergie figée. Quelque chose qui n’a pas pu :


  • être ressenti ;

  • traversé ;

  • contenu ;

  • ou intégré.


Il n'y a que dans un cœur ouvert que cette énergie figée peut trouver assez d'espace et de chaleur pour commencer à se transformer. Le coeur ouvert devient alors un véritable creuset alchimique.



Accueillir n’est pas se soumettre


Ce point est essentiel.


Beaucoup de personnes confondent ouverture du cœur et absence de limites.


Mais accueillir une expérience ne signifie pas accepter l’abus. La violence subie ne peut ni ne doit être niée. Il y a des comportements qui détruisent la vie, ils sont intolérables et doivent être dénoncées et empêchés par tous les moyens qui sont à notre disposition.


Au contraire, plus le cœur devient vivant, plus il devient capable de discernement. L’ouverture du cœur n’est pas naïveté. Elle permet justement de reconnaître plus clairement ce qui nourrit la vie et ce qui la détruit.


Il existe une immense différence entre suppression et intégration.


La suppression cherche à éliminer l’ombre.


L’intégration cherche à restaurer la relation avec les parties blessées de nous-mêmes.



Ressentir : l’étape inconfortable et nécessaire de la guérison


Beaucoup de personnes voudraient guérir sans ressentir.


Mais ouvrir son cœur implique presque toujours une étape profondément inconfortable.


Il devient nécessaire de sentir :


  • la tristesse ;

  • la peur ;

  • la solitude ;

  • la honte ;

  • l’exil intérieur ;

  • la vulnérabilité ;

  • ou certaines douleurs longtemps évitées.


Et c’est précisément ce que beaucoup de nos mécanismes de protection tentaient d’empêcher.


Le problème n’est souvent pas seulement la blessure elle-même.


Le problème est l’impossibilité de la ressentir, de la traverser, et d’être accompagné pendant cette traversée.



Ouvrir son cœur à la réalité de l’expérience


Ouvrir son cœur ne signifie pas adhérer mentalement à une idée spirituelle.


Cela signifie :

ouvrir son cœur à la réalité vivante de ce qui a été vécu.


Pas seulement comprendre son histoire, mais permettre à l’expérience d’être réellement rencontrée dans le corps, dans les émotions, dans la conscience et dans la relation.


C’est pourquoi la guérison ne peut pas être uniquement intellectuelle. Le mental peut comprendre énormément de choses. Mais certaines blessures ont besoin d’être ressenties, contenues, reconnues.



La conscience transforme par la relation


La présence transforme parce qu’elle restaure la relation.


Très souvent, les parties blessées vivent dans l’isolement intérieur. Elles ont été rejetées, exilées, niées ou abandonnées.


Lorsque ces espaces rencontrent enfin :


  • de la sécurité ;

  • de la conscience ;

  • de la douceur ;

  • de la présence ;

  • et parfois une relation humaine suffisamment stable,


quelque chose commence à bouger.


Le souffle devient plus libre. Le corps relâche peu à peu ce qu’il retenait parfois depuis des années. Les émotions recommencent à circuler et les défenses deviennent moins nécessaires.


La conscience ne transforme pas en forçant. Elle transforme en permettant à ce qui était séparé de revenir dans la relation.



Les blessures ne disparaissent pas


La guérison profonde ne consiste pas à devenir parfait. Elle ne consiste pas non plus à effacer son histoire. Les blessures ne disparaissent pas complètement, mais elles cessent progressivement d’être des espaces isolés et figés. Elles s’intègrent dans quelque chose de plus vaste.


Ce qui était uniquement souffrance peut alors devenir :


  • profondeur ;

  • sensibilité ;

  • compassion ;

  • discernement ;

  • sagesse ;

  • capacité de relation ;

  • ou compréhension plus profonde de l’expérience humaine.


Les espaces les plus blessés deviennent parfois les lieux où naît le plus profondément l’humanité.



Le cœur transforme aussi la relation entre masculin et féminin


Le cœur ouvert transforme également notre rapport aux polarités intérieures.


Le masculin blessé cherche souvent :


  • à contrôler ;

  • à se protéger ;

  • à éviter la vulnérabilité ;

  • ou à dominer.


Le féminin blessé peut :


  • se dissoudre ;

  • perdre ses limites ;

  • chercher la fusion ;

  • ou se couper de son axe intérieur.


Lorsque le cœur s’ouvre, quelque chose change. Le masculin commence à retrouver la sensibilité, l’écoute, la présence et la vulnérabilité consciente. Le féminin retrouve son enracinement, son discernement, sa stabilité et sa verticalité. Les polarités cessent progressivement de se combattre. Elles apprennent à collaborer.



Le cœur comme espace assez vaste


La véritable transformation ne consiste pas à devenir quelqu’un d’autre, mais à devenir un espace assez vaste pour accueillir pleinement notre expérience humaine sans nous fermer.


Un espace capable :


  • de ressentir sans s’effondrer ;

  • d’aimer sans contrôler ;

  • de traverser la souffrance sans devenir prédateur ;

  • et de rester vivant au cœur même de la vulnérabilité.


Le chemin du masculin guéri n’est pas un chemin de perfection.


C’est un chemin de présence, de conscience, de relation vivante et de réconciliation intérieure.



Pourquoi cela change profondément notre manière de vivre


Lorsque le cœur recommence à s’ouvrir :


  • les relations changent ;

  • le rapport au corps change ;

  • la sexualité change ;

  • la spiritualité change ;

  • et même notre manière d’habiter le monde change.


La relation cesse progressivement d’être un lieu de contrôle, de validation, de domination ou de peur. Elle peut devenir un espace de présence, de vérité, de croissance et de rencontre réelle.



Le pouvoir oublié de la présence


Nous sous-estimons la puissance de la présence.


Pourtant, l’une des expériences les plus transformatrices de l’existence est parfois simplement celle-ci : rencontrer enfin un espace où nous n’avons plus besoin de nous couper de nous-mêmes pour survivre.


C’est cela le véritable pouvoir du cœur ouvert.


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Pour aller plus loin


Ce texte s’inscrit dans un travail de longue haleine que nous effectuons ensemble, mon épouse Evelise et moi, autour du masculin blessé, de l’ouverture du cœur, des traditions initiatiques et de la transformation intérieure.


Vous pouvez également découvrir mes livres, mes méditations guidées et mon travail de thérapeute psychospirituel sur :


Le prochaine module de l'Ecole des Mystères, "Vivre le Hieros Gamos", ouvert aux hommes et aux femmes, sera consacré à continuer à explorer cette thématique à travers le grand mythe de la descente de Yeshoua, la Kabbale, les anges et l'univers holographique.

Il aura lieu vendredi 5 septembre soir et samedi 6 septembre journée:

écrivez-moi dès maintenant pour vous inscrire à marchenrisandoz@icloud.com

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