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Série — Guérir le masculin blessé (1/10) Guérir le masculin blessé : un chemin pour les hommes et les femmes

  • Photo du rédacteur: Marc-Henri Sandoz
    Marc-Henri Sandoz
  • il y a 20 heures
  • 4 min de lecture
Guérir le masculin blessé : un chemin pour les hommes et les femmes

Une des grandes blessures de notre époque


Une des grandes blessures de notre temps est la blessure du masculin.


Elle ne concerne pas seulement les hommes: elle traverse aussi les femmes, les couples, les familles, les institutions, les religions et, plus largement, notre manière d’habiter le monde.


On la retrouve dans le besoin de contrôle, la peur de la vulnérabilité, la difficulté à ressentir, la fermeture émotionnelle, la domination, la dissociation, ou encore dans l’incapacité à poser des limites sans devenir dur. À l’inverse, elle peut aussi se manifester par une difficulté à rester enraciné sans se perdre dans la relation.

Le masculin blessé n’est pas une question de genre.


C’est une manière d’habiter le pouvoir, la relation, le corps, l’émotion et la présence.

Et beaucoup d’êtres humains vivent aujourd’hui coupés de leur propre cœur.


Guérir le masculin blessé ne concerne pas uniquement les hommes


Lorsque l’on parle de masculin blessé, on ne parle pas des hommes uniquement: ce dont il est question ici est beaucoup plus vaste. On parle d'une polarité constitutive de l'être humain, les femmes comme les hommes, une énergie, un archétype.


Le masculin représente notamment la capacité à poser des limites, à agir, à protéger, à discerner, à s’incarner et à rester debout face à la vie.


Lorsqu’il est blessé, il peut prendre des visages très différents: chez certaines et certains cela se traduit par le contrôle, l’hypermentalisation, le besoin de domination, la rigidité émotionnelle ou la coupure du cœur. Chez d’autres, par une difficulté à se positionner, la peur du conflit, la perte d’axe ou l’incapacité à protéger leurs propres limites.


Le masculin blessé oscille souvent entre dureté et impuissance.


Et derrière ces mécanismes, il y a de la souffrance.


La dissociation : survivre en se coupant de soi


Toutes et tous à des degrés divers, nous avons appris très tôt à survivre en nous coupant d’une partie de nous-mêmes.


Lorsqu’un enfant grandit dans le rejet, l’humiliation, la peur, la violence ou l’insécurité affective, il développe des stratégies de protection:

  • Insensibilité et retrait émotionnel,

  • Hypervigilance,

  • Contrôle.


Peu à peu, quelque chose se fige.

Le corps se contracte.

Les émotions se ferment.

La relation devient plus difficile.


Et ces mécanismes nous suivent souvent à l’âge adulte, en prenant la forme de la performance, de l’agitation permanente, du mental qui tourne sans cesse, des addictions, de la peur de l’intimité ou de relations marquées par le contrôle et la méfiance.


Le cœur fermé comme stratégie de survie


Le cœur ne se ferme pas par méchanceté, mais pour survivre.


Certaines personnes ont été tellement blessées qu’elles ont appris, souvent sans s’en rendre compte, à ne plus faire confiance, à ne plus dépendre de personne, à ne plus ressentir certaines émotions ou à ne plus montrer leur vulnérabilité.


Mais ce qui protège finit par isoler. Nous nous coupons de notre sensibilité, de notre intuition, de notre capacité d’aimer, de notre propre vitalité.


Le masculin blessé apparaît alors comme une force séparée du cœur, une puissance sans relation.


Guérir ne signifie pas devenir faible


Beaucoup craignent que l’ouverture du cœur les rende vulnérables ou impuissants.

Pourtant, un cœur ouvert n’est pas un cœur naïf.


Guérir le masculin blessé ne consiste pas à devenir passif, à tout accepter ou à renoncer à sa force. Il s’agit plutôt de réconcilier des dimensions que nous avons trop souvent tendance à opposer:

  • la force et la sensibilité,

  • la présence et le discernement,

  • la vulnérabilité et l’ancrage,

  • l’amour et la capacité de dire non.


Le masculin guéri protège sans dominer, reste présent sans se fermer, agit sans chercher à contrôler.


Une blessure collective


Cette blessure dépasse largement les histoires individuelles.


Nous vivons dans des sociétés façonnées par la compétition, la domination, la performance, l’hyperactivité mentale et la peur de la vulnérabilité. Beaucoup d’hommes ont appris qu’ils devaient être forts sans jamais montrer leur fragilité. Beaucoup de femmes ont appris à se suradapter, à se protéger, à contrôler ou à se couper d’elles-mêmes pour survivre dans certains environnements.


Cette blessure du masculin chez les femmes comme chez les hommes traverse toute notre culture et marque les relations amoureuses, la sexualité, le travail, les structures de pouvoir, la parentalité et même la religion et la spiritualité.


Le chemin du masculin guéri


Guérir le masculin blessé, c'est d'abord retrouver une qualité de présence.

Être capable de ressentir sans s’effondrer, d’aimer sans contrôler, de poser des limites sans violence, de rester relié à son cœur sans perdre son axe.


C’est un chemin de réunification intérieure, où la force retrouve le cœur, où la conscience retrouve le corps, et où la relation cesse peu à peu d’être gouvernée par la peur.


Une autre manière d’habiter la vie


Dans les prochains articles de cette série, nous explorerons le mythe des Veilleurs dans le Livre d’Hénoch, l’Arbre de Vie, la figure de Yeshoua comme archétype du masculin guéri, le pouvoir transformateur du cœur ouvert, ainsi que le rôle des archanges comme protecteurs de l’innocence et de la présence.


Toutes ces traditions semblent pointer vers une même intuition :

la guérison profonde naît d’une relation plus vivante avec soi-même, avec les autres et avec les différentes dimensions de notre être.


Pour aller plus loin


Ce texte s’inscrit dans un travail de longue haleine que nous effectuons ensemble, mon épouse Evelise et moi, autour du masculin blessé, de l’ouverture du cœur, des traditions initiatiques et de la transformation intérieure.


Vous pouvez également découvrir mes livres, mes méditations guidées et mon travail de thérapeute psychospirituel sur :


Le prochaine module de l'Ecole des Mystères, "Vivre le Hieros Gamos", ouvert aux hommes et aux femmes, sera consacré à continuer à explorer cette thématique à travers le grand mythe de la descente de Yeshoua, la Kabbale, les anges et l'univers holographique.

Il aura lieu vendredi 5 septembre soir et samedi 6 septembre journée:

écrivez-moi dès maintenant pour vous inscrire à marchenrisandoz@icloud.com

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