• Marc-Henri Sandoz

Un bon moyen de vous rendre malheureuses et malheureux... et comment l’éviter?


le besoin de performance et de nous améliorer nous-mêmes nous empêche de nous accepter dans nos limites et nos faiblesses

Notre culture met un tel accent sur la performance et l’amélioration de nous-mêmes que cela laisse peu de place à nos faiblesses, nos difficultés, nos échecs


Notre culture insiste beaucoup sur l’importance de sans cesse nous améliorer nous-mêmes. Améliorer nos corps avec des régimes, du fitness, des traitements de beauté, des suppléments alimentaires. Améliorer notre résilience, nos capacités mentales, notre équilibre, même notre spiritualité. Faire du coaching, de la thérapie, nous former, méditer. Qui n’a pas entendu au détour d’un article, dans un magazine de développement personnel, de spiritualité ou de psychologie appliquée, ou même dans votre journal du dimanche, cette invitation à devenir une « meilleure version de vous-mêmes ».


Je ne critique pas toutes ces méthodes et ces pratiques a priori. Je suis moi-même professeur de méditation, et j’accompagne également des personnes en quête de sens et d’intégration dans une démarche de conseil conjuguant les dimensions psychiques, physiques et spirituelles. Et pourtant, je suis de plus en plus perplexe et en colère face à cette injonction si forte que nous entendons de toute part: il faudrait être si heureux, si équilibré, si adapté, toujours montrer une belle image et être au mieux de notre forme, que cela en devient épuisant et déprimant. Où est la place pour nos découragements, nos faiblesses, nos blessures, nos fragilités, notre tristesse, notre colère, nos limites, nos échecs?


Notre désir de performance et d’amélioration est trop souvent le relais de notre critique intérieur, et de notre difficulté à nous aimer nous-mêmes



notre perfectionnisme est très souvent l’expression de notre critique intérieur

J’en suis arrivé à la constatation suivante: mon besoin de faire quelque chose pour aller mieux, m’améliorer, changer quelque chose, est parfois exactement ce qui se met en travers de la route de ce dont j’ai vraiment besoin. Souvent, mon désir de performance est porteur de messages qui sont issus de mon critique intérieur. Il exprime mon sentiment profond que je ne suis pas assez bien, que je devrais être autrement. Vouloir devenir « une meilleure version de moi-même », vouloir m’améliorer, est devenu une excellente manière de nous rendre malheureuses et malheureux. Ce n’est rien d’autre qu’une expression de notre perfectionnisme et de notre incapacité à nous aimer nous-mêmes et à nous accepter nous-mêmes. Et notre critique intérieur est largement relayé par tous les messages de notre culture et de notre société qui viennent ainsi le renforcer et le verrouiller.


Alors comment travailler avec mon perfectionnisme? Comment trouver une autre source de motivation qui ne nous laisse pas épuisés et frustrées? D’où viennent les vraies transformations?


J’ai découvert petit à petit, à force de me confronter aux difficultés de la vie et de faire face à mes épreuves, à mes échecs, à mes blessures, ce qui me semble une réponse à ces questions. Nous avons profondément besoin d’apprendre la bienveillance envers nous-mêmes et autrui, et l’acceptation radicale de qui nous sommes. Je me suis personnellement mis en route sur ce chemin, et je découvre chaque jour combien c’est puissant et bienfaisant. J’en ai fait le coeur de ma méditation et de ma pratique spirituelle quotidienne. C’est mon intention de base: que je puisse chaque jour avoir un peu plus de paix et de confiance, que je puisse chaque jour me traiter avec un peu plus de tendresse et de respect.


Découvrir et cultiver l’acceptation de nous-mêmes et la bienveillance envers nous-mêmes est un puissant moteur de guérison et de vrai changement


la bienveillance envers nous-mêmes et l’acceptation de nous-mêmes sont une source de guérison

Cette bienveillance envers nous-mêmes et cette acceptation radicale de qui nous sommes ne sont pas données d’emblée. Elles se cultivent jour après jour. Le chemin pour cela, c’est de prendre petit à petit conscience de ce qui, en nous, se met en travers de leur route. Alors comment opérer cette prise de conscience? Un des outils qui m’a beaucoup aidé pour cela, c’est ce que j’appelle la méditation thérapeutique. La méditation thérapeutique, c’est utiliser la méditation pour prendre conscience de tous les messages critiques qui tournent en boucle à l’intérieur de moi et qui se révèlent dès que je m’arrête un moment. En méditant, j’apprends à les observer, à les reconnaître, et à m’en libérer petit à petit. Je trouve ainsi le chemin vers de plus en plus de paix avec moi-même, j’apprends à mieux me traiter.


Le résultat, dès le début du processus, c’est de plus en plus d’énergie vitale qui m’est rendue et par dessus tout la capacité de me faire de la place. De m’accepter avec tout ce que je suis, de faire la paix avec moi-même, y compris mes failles et mes blessures. Et paradoxalement, c’est de là que viennent les vraies guérisons et les changements profonds.


Tout cela, je vous invite à le découvrir et à l’approfondir en vous joignant à moi dans les cours de méditation et de méditation thérapeutique que je donne régulièrement. Mon but est de partager ces outils si bienfaisants et de vous accompagner dans un chemin vers toujours plus de bienveillance envers vous-mêmes et d’acceptation de qui vous êtes.



la méditation thérapeutique nous aide à nous accepter nous-mêmes

Tous les quinze jours, en ligne, le mardi de 20h à 21h: cours de méditation. Pour découvrir la méditation et vous encourager dans une pratique régulière et transformatrice. Accessible à toutes et à tous. Avec chaque fois un moment de relaxation profonde. Prix entre FS 15.- et 25.- selon vos possibilités. Cliquez ici pour en savoir plus.


Le samedi 14 mai prochain, en ligne, de 10h à 12h: atelier de formation à la Méditation Thérapeutique. Prix FS 50.- Cliquez ici pour en savoir plus.


Ecrivez-moi à marchenrisandoz@icloud.com pour vous inscrire et me poser toutes les questions que vous souhaitez.